8 mars, journée dédiée aux droits des femmes

Hier, de nombreuses manifestations et événements ont eu lieu à travers le monde pour rappeler que les inégalités femme-homme. Le moment de rappeler le but de cette journée, et aussi ce qu’elle n’est pas.

Il ne s’agit pas de souhaiter une bonne journée aux femmes

Le 8 mars n’est pas Fête de la femme, où la Journée de la femme. Ce n’est pas un événement festif qui doit se traduire par de mignonnes petites attentions faites aux femmes comme peut l’être la Journée des Grands-Mères (pur produit marketing créé en 1987 par la marque de café éponyme).

Le 8 mars est une journée politique qui doit permettre à tous de prendre conscience des discriminations où violences qui peuvent être faites aux femmes (partout dans le monde), juste parce qu’elles sont des femmes. Elle doit également servir de baromètre, pour mesurer les avancées ou reculs d’une année sur l’autre.

Comment le 8 mars est devenu la Journée Internationale des Femmes

Au début du XXe siècle, des femmes de tous pays s’unissent pour défendre leurs droits.
L’origine de cette journée s’ancre dans les luttes ouvrières et les nombreuses manifestations de femmes réclamant le droit de vote, de meilleures conditions de travail et l’égalité entre les hommes et les femmes, qui agitèrent l’Europe et le monde occidental, au début du XXe siècle.

La création d’une « Journée internationale des femmes » est proposée pour la première fois en 1910, lors de la conférence internationale des femmes socialistes, par Clara Zetkin, et s’inscrit alors dans une perspective révolutionnaire. La date n’est tout d’abord pas fixée, et ce n’est qu’à partir de 1917, avec la grève des ouvrières de Saint Pétersbourg, que la tradition du 8 mars se met en place. Après 1945, la Journée internationale des femmes devient une tradition dans le monde entier.

Jusqu’à nos jours…

La date est réinvestie avec le regain féministe des années 70 et la « Journée internationale des femmes » est reconnue officiellement par les Nations Uniesen 1977, puis en France en 1982. C’est une journée de manifestations à travers le monde, l’occasion de faire un bilan.
La Journée des femmes reste aujourd’hui d’une brûlante actualité. Car tant que l’égalité entre les hommes et les femmes ne sera pas atteinte, nous aurons besoin de la célébrer.

exemples d’inégalités et violences

– En France, les femmes ne sont que 25% à l’Assemblée nationale. Et à travail égal, elles gagnent environ 9% de moins que leurs homologues masculins (21% en taux horaires selon les statistiques)

– Au Mexique des femmes sont tuées en toute impunité

– En Afghanistan des années après la chute des talibans, de nombreuses jeunes filles n’ont toujours pas la possibilité d’aller librement à l’école malgré les nombreuses actions menées d et celles qui osent s’affirmer sont victimes d’attaques violentes

– Dans plusieurs pays d’Afrique subsaharienne des petites filles sont toujours de plus en plus nombreuses à être excisées.
En France on estime à 60 000 le nombre de femmes qui ont subi cette mutilation gravement invalidante et de nombreuses adolescentes en sont également victimes lors de leur retour au pays pendant les vacances.

– En Egypte, en Iran et en Algérie de nombreuses femmes luttent contre des intégristes religieux qui font régresser leurs droits et leur interdisent les libertés les plus élémentaires (comme chanter par exemple)

– En Inde des femmes se font défigurer à l’acide, des attaques souvent qualifiées de « crimes d’honneur »

– Aux Etats-Unis les femmes voient reculer leurs droits à l’avortement

En Europe nous avons de la chance. Même si des progrès restent à faire; il y a de grandes chances pour qu’ils se fassent. Mais partout dans le monde les droits des femmes régressent y compris près de chez nous : en Pologne et à Malte par exemple…
Il y a aussi quelques progrès : En Arabie saoudite les femmes ont désormais, pour les plus privilégiées d’entre elles, le droit de conduire…

En tant que parents de filles et de garçons, nous avons la possibilité d’éveiller les consciences, pour que nos filles ne soient pas considérées où ne se considèrent jamais comme inférieures aux garçons. Alors faisons de ce 8 mars, une journée militante pour les droits des femmes.