J’sais pas quoi lire S02E13 : Akimbo et les éléphants

Le livre : Akimbo habite avec ses parents dans une grande réserve africaine. Un jour qu’il accompagne son père et les gardiens pour une tournée de surveillance, ils découvrent une éléphante morte à qui on a enlevé ses défenses. Akimbo décide de s’attaquer aux braconniers et s’infiltre dans leur réseau. En participant à une expédition nocturne, le jeune garçon se retrouve face à un rhinocéros.

akimbo

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8 mars, journée dédiée aux droits des femmes

Hier, de nombreuses manifestations et événements ont eu lieu à travers le monde pour rappeler que les inégalités femme-homme. Le moment de rappeler le but de cette journée, et aussi ce qu’elle n’est pas.

Il ne s’agit pas de souhaiter une bonne journée aux femmes

Le 8 mars n’est pas Fête de la femme, où la Journée de la femme. Ce n’est pas un événement festif qui doit se traduire par de mignonnes petites attentions faites aux femmes comme peut l’être la Journée des Grands-Mères (pur produit marketing créé en 1987 par la marque de café éponyme).

Le 8 mars est une journée politique qui doit permettre à tous de prendre conscience des discriminations où violences qui peuvent être faites aux femmes (partout dans le monde), juste parce qu’elles sont des femmes. Elle doit également servir de baromètre, pour mesurer les avancées ou reculs d’une année sur l’autre.

Comment le 8 mars est devenu la Journée Internationale des Femmes

Au début du XXe siècle, des femmes de tous pays s’unissent pour défendre leurs droits.
L’origine de cette journée s’ancre dans les luttes ouvrières et les nombreuses manifestations de femmes réclamant le droit de vote, de meilleures conditions de travail et l’égalité entre les hommes et les femmes, qui agitèrent l’Europe et le monde occidental, au début du XXe siècle.

La création d’une « Journée internationale des femmes » est proposée pour la première fois en 1910, lors de la conférence internationale des femmes socialistes, par Clara Zetkin, et s’inscrit alors dans une perspective révolutionnaire. La date n’est tout d’abord pas fixée, et ce n’est qu’à partir de 1917, avec la grève des ouvrières de Saint Pétersbourg, que la tradition du 8 mars se met en place. Après 1945, la Journée internationale des femmes devient une tradition dans le monde entier.

Jusqu’à nos jours…

La date est réinvestie avec le regain féministe des années 70 et la « Journée internationale des femmes » est reconnue officiellement par les Nations Uniesen 1977, puis en France en 1982. C’est une journée de manifestations à travers le monde, l’occasion de faire un bilan.
La Journée des femmes reste aujourd’hui d’une brûlante actualité. Car tant que l’égalité entre les hommes et les femmes ne sera pas atteinte, nous aurons besoin de la célébrer.

exemples d’inégalités et violences

– En France, les femmes ne sont que 25% à l’Assemblée nationale. Et à travail égal, elles gagnent environ 9% de moins que leurs homologues masculins (21% en taux horaires selon les statistiques)

– Au Mexique des femmes sont tuées en toute impunité

– En Afghanistan des années après la chute des talibans, de nombreuses jeunes filles n’ont toujours pas la possibilité d’aller librement à l’école malgré les nombreuses actions menées d et celles qui osent s’affirmer sont victimes d’attaques violentes

– Dans plusieurs pays d’Afrique subsaharienne des petites filles sont toujours de plus en plus nombreuses à être excisées.
En France on estime à 60 000 le nombre de femmes qui ont subi cette mutilation gravement invalidante et de nombreuses adolescentes en sont également victimes lors de leur retour au pays pendant les vacances.

– En Egypte, en Iran et en Algérie de nombreuses femmes luttent contre des intégristes religieux qui font régresser leurs droits et leur interdisent les libertés les plus élémentaires (comme chanter par exemple)

– En Inde des femmes se font défigurer à l’acide, des attaques souvent qualifiées de « crimes d’honneur »

– Aux Etats-Unis les femmes voient reculer leurs droits à l’avortement

En Europe nous avons de la chance. Même si des progrès restent à faire; il y a de grandes chances pour qu’ils se fassent. Mais partout dans le monde les droits des femmes régressent y compris près de chez nous : en Pologne et à Malte par exemple…
Il y a aussi quelques progrès : En Arabie saoudite les femmes ont désormais, pour les plus privilégiées d’entre elles, le droit de conduire…

En tant que parents de filles et de garçons, nous avons la possibilité d’éveiller les consciences, pour que nos filles ne soient pas considérées où ne se considèrent jamais comme inférieures aux garçons. Alors faisons de ce 8 mars, une journée militante pour les droits des femmes.

 

Salon des séjours linguistiques et des voyages scolaires

Envie d’ailleurs, d’apprendre une langue, de découvrir une autre culture et de booster votre CV ?

Découvrez toutes les formules et destinations au Salon des séjours linguistiques et des voyages scolaires le 17 mars 2018  au Lycée Henri IV de 10h00 à 18h00 :  immersion en famille, écoles de langues, voyages scolaires éducatifs, cours et activités, jobs et stages, séjours au pair, séjour en université, séjours sport et langues…

Qu’il soit scolaire, professionnel, culturel ou personnel, vous trouverez le séjour adapté à votre objectif.

Participez aux conférences thématiques et préparez dès maintenant votre mobilité internationale : choisir le bon séjour, partir 3 à 10 mois au collège/lycée, les tests de langues, étudier à l’Université en Amérique du Nord, partir en séjour au pair…

Tous les exposants sont labellisés « Contrat Qualité » par L’Office national de garantie des séjours linguistiques et éducatifs. Ils s’engagent sur : l’information préalable, l’hébergement, le transport, les cours, les activités, l’organisation générale, le suivi qualité.

Le Salon des séjours linguistiques et des voyages scolaires, unique en France, est placé sous le haut patronage des ministères chargés de l’éducation et de la jeunesse ainsi que de la Commission européenne. La Mairie de Paris est Partenaire du Salon des séjours linguistiques et des voyages scolaires depuis sa création en 2012.

Infos Pratiques:

Salon des séjours linguistiques et des voyages scolaires 2018
Le samedi 17 mars 2018 de 10h00 à 18h00

Lycée Henri IV

1 rue Clotilde – Paris 5e
Entrée libre et gratuite

Retrouvez le salon sur Facebook

Le salon en vidéo

Dossier harcèlement : prévenir ou s’en sortir 5/5

L’Organisation Mondiale de la Santé accorde une grande importance au développement sain d’un enfant. L’OMS considère le harcèlement scolaire comme une violence et invite les états membres à développer les compétences psycho-sociales à la maison et à l’école afin de prévenir la violence sociale.

parents, enseignants, médecins, éducateurs, nous devons tous nous sentir concernés

Les adultes éducateurs, qu’ils soient parents, enseignants, professionnels médicaux ou encore éducateurs peuvent tous apporter leur pierre à l’édifice pour tenter de contenir ce fléau. En promouvant le respect, le civisme, les rapports égalitaires, le respect des différences et l’égalité entre toutes les personnes.

Il est également important de prendre en considération la violence que le harcèlement représente, notamment pour les victimes et les témoins. Un enfant doit savoir qu’il pourra être entendu dans sa plainte ou son témoignage, et donc autorisé à signaler (et non dénoncer) une situation de harcèlement.

Enfin, il est essentiel et vital de permettre aux enfant de s’en sortir et de leur apprendre à se défendre.

La prévention du harcèlement scolaire: les 3 « E »

selon Catherine Verdier (Psychologue-psychothérapeute-analyste pour enfants et adolescents, fondatrice de Psyfamille à Luxembourg)

Les enfants ne naissent pas avec un mode d’emploi relationnel et, la prévention passe par le développement de comportements pro-sociaux. La capacité à s’affirmer sans passivité ni agressivité peut s’enseigner dès le plus jeune âge grâce aux 3 « E »:

Les Émotions: la compréhension de nos propres émotions permet de comprendre celles des autres et les besoins qui y sont associés. Ce vocabulaire des émotions est une hygiène de vie qui nous permet de ne pas s’oublier en tant qu’individu. En effet comment comprendre l’autre si nous sommes débordés par nos émotions ?

L’Estime de soi est au cœur de la problématique du harcèlement scolaire: un harceleur tend à avoir une faible estime de lui-même puisqu’il a besoin de rabaisser les autres pour se sentir fort. A l’inverse, avoir une confiance en soi défaillante, être timide et avoir des relations sociales difficiles, constituent des facteurs de risque (mais ne sont nullement des excuses) pour être agressé. Et bien sûr, l’estime de soi d’une victime qui s’érode au fil des agressions.

L’estime de soi se forge sur la base d’une éducation positive et bienveillante (respecter l’enfant et son rythme, le valoriser, l’encourager, positiver chaque progrès, ne pas le juger, l’amener à trouver des solutions).

Apaiser, comprendre, encourager sont les bases d’une estime de soi solide. Et sachez que plus un enfant reçoit de bienveillance, plus son cerveau secrète une hormone appelée ocytocine (hormone du bien-être et du lien avec les autres) et plus il a de chance de devenir empathique et altruiste.

L’Empathie est un état d’esprit. Elle ne s’enseigne pas, elle se transmet par l’exemple et le modèle adulte que nous montrons. L’empathie est la disposition à ressentir ce que l’autre ressent. Elle existe dès le plus jeune âge et il s’agit de continuer tout au long de la croissance de l’enfant à entretenir cette valeur indispensable à un meilleur savoir-être.

Ces trois axes permettent de développer au quotidien et par tous les adultes s’occupant d’enfants, ce qu’ils ont de meilleur en eux: assertivité, audace, ouverture d’esprit, réflexion, curiosité et compétences relationnelles.

C’est-à-dire un meilleur savoir-être avec soi et les autres pour qu’un enfant ne devienne ni victime ni harceleur dans sa vie.

 

ED. DU ROCHER

Catherine Verdier – #J’aime les autres, les bonnes relations à l’école – Editions du Rocher, septembre 2017

 

apprendre aux enfants à se défendre et à rompre le cercle vicieux

Et si, pour une fois, on regardait le problème sous un autre angle ? Si, au lieu de convoquer les harceleurs pour les punir, on cherchait à mieux armer les harcelés pour leur donner les moyens de se défendre eux-mêmes ? Cette démarche n’est jamais le premier réflexe des adultes qui, n’écoutant que leur bon cœur, volent au secours de l’enfant harcelé – ce qu’on ne saurait leur reprocher. Cependant, en intervenant pour sermonner le harceleur, le responsable d’établissement ou l’enseignant renforce bien souvent et sans le vouloir, l’image de victime de l’élève harcelé. La conviction qu’il est incapable de s’en sortir tout seul s’installe chez lui comme chez les autres élèves. Une croyance qui alimente souvent un cercle vicieux engendrant de nouvelles situations de harcèlement.

L’enfant ou l’adolescent harcelé a moins besoin, en réalité, de la protection des adultes que d’apprendre à se faire respecter. Ces compétences, il peut les acquérir s’il bénéficie, au bon moment, du soutien adéquat. C’est ce que propose la thérapie « brève et stratégique », développée en France par les équipes du réseau Chagrin scolaire depuis une dizaine d’années. Cette façon inédite d’aborder les situations de souffrance scolaire s’appuie sur les travaux du Mental Research Institute (MRI), à Palo Alto (Etats-Unis), héritier de « l’école de Palo Alto », un courant fondé dans les années 1950 par le psychologue américain Gregory Bateson.

Une stratégie qui permet de résoudre 85 % des cas de harcèlement vus en consultation

Les thérapeutes du réseau Chagrin scolaire élaborent un plan d’action individuel et adapté à la situation de chaque enfant. Une sorte de scénario que l’enfant met ensuite en œuvre dans la cour de récréation au moment où le harcèlement se produit.

Cette approche est d’autant plus intéressante qu’elle répond à l’hypothèse que les harcelés ne sont pas nécessairement et exclusivement « sélectionnés » sur leur différence mais sur une faille à un instant t dans laquelle le harceleur s’engouffre.

L’appel au « respect de la différence » entre les élèves ne suffit donc pas à lui seul pour résoudre le problème de harcèlement. En revanche, amener les harcelés à modifier leur réaction permet de briser le cercle vicieux. Au lieu d’un timide « Arrête ! » qui laisse entendre au harceleur qu’il n’y aura aucune conséquence à ses actes, les harcelés sont amenés à envoyer le message : « Continue et tu vas t’en mordre les doigts, notamment en ce qui concerne ta popularité ».

Ces méthode aide les enfants qui souffrent à restaurer leur confiance en eux et les amènent à savoir se défendre. Ils peuvent alors se faire respecter s’ils rencontrent, ultérieurement, des situations similaires.

 

sources : 3 clés pour prévenir le harcèlement scolaire et s’en défendre

Harcèlement à l’école : apprenons aux enfants à se défendre

 

DOSSIER HARCÈLEMENT

Article précédent : Des conséquences graves

Dossier harcèlement : des conséquences graves 4/5

Si les effets dramatiques et immédiats du harcèlement scolaire sont relativement bien connus : troubles du sommeil, décrochage scolaire, dépression, suicide… De nouvelles recherches mettent en lumière les conséquences du harcèlement sur le long terme et leur impact à l’âge adulte.

Le harcèlement ne forge pas le caractère, il le détruit

À court terme, le harcèlement provoque des troubles du métabolisme et du comportement ainsi qu’un isolement relationnel. À moyen terme peuvent apparaitre des troubles anxio-dépressifs et l’échec scolaire. À long terme, on observe des troubles de la socialisation et des troubles psychiatriques : dépréciation de soi, dépression…

Le syndrome post-harcèlement à l’âge adulte

Ellen Walser deLara, thérapiste de la famille et professeure en travail social à l’Université de Syracuse dans l’État de New York, a interviewé plus de 800 personnes âgées de 18 à 65. Elle a identifié des symptômes récurrents qu’elle a nommé : APBS pour « adult post-bullying syndrome » ou « syndrome post-harcèlement à l’âge adulte ». Dans son étude, elle a pu analyser que plus d’un tiers des personnes qui ont été harcelées et qu’elle a pu suivre sont affectées par ce syndrome post-harcèlement.

Selon la chercheuse, dans une certaine mesure, ce syndrome peut être rapproché du « syndrome de stress post-traumatique ». Ce syndrome se retrouve chez des personnes ayant subi des expériences terriblement traumatisantes, lesquelles perturbent fortement leurs réponses combat-fuite (réaction de l’organisme face aux menaces et au stress).

Des séquelles dans la vie professionnelle

Le harcèlement scolaire a aussi des répercussions sur la carrière professionnelle. Les participants ayant été maltraités par leurs camarades ont admis avoir des difficultés à trouver du travail et à garder leur emploi longtemps.

« Être victime de harcèlement est très traumatisant et peut laisser des cicatrices émotionnelles pour le reste de sa vie, estime le psychologue Guy Winch. Par conséquent, certaines personnes, quoi qu’elles fassent, vont toujours avoir moins confiance en elles que les autres, ratant ainsi des opportunités. »

DES CONSÉQUENCES POUR TOUS LES ACTEURS DU HARCÈLEMENT

Qu’en est-il des harceleurs ? Des chercheurs de l’université de Pittsburgh, en Pennsylvanie ont suivi 305 hommes, du cours préparatoire jusqu’à leur trentième anniversaire, en analysant régulièrement leur état de santé. Chacun d’entre eux avaient été harcelé ou harceleur entre l’âge de 10 et 12 ans. Une fois adultes, près de 260 participants ont passé des tests sanguins et rempli un questionnaire pour évaluer leur niveau de stress, mieux connaître leurs habitudes alimentaires et leur statut socio-économique.

Résultat, les enfants harceleurs sont nombreux à rester agressifs à l’âge adulte, voire hostiles. Ils sont plus enclins à consommer des substances addictives, et, plus étonnant, leur risque cardiovasculaire augmente. Plus de 20 ans après, ils sont quotidiennement confrontés à des situations de stress.

« Les deux groupes subissaient beaucoup de stress à l’âge adulte, on peut donc dire que l’impact du harcèlement dure longtemps ! » précise la chercheuse Karen Matthews, responsable de l’étude. « La plupart des recherches sur le harcèlement se concentraient sur les conséquences sur la santé mentale, mais nous souhaitions examiner l’effet potentiel du harcèlement sur la santé physique et les facteurs de risque psychosociaux ayant eux-mêmes un impact négatif sur la santé physique« , ajoute-t-elle.

 

 

DOSSIER HARCÈLEMENT

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Journal de l’APEL, nouvelle maquette 2018

Découvrez le numéro 26 du journal de l’Apel de Paris dans sa nouvelle formule.

Nouveau nom (« d’une rive à l’autre »), nouvelle maquette, nouveaux contenus pour mieux répondre aux préoccupations des parents.
Le thème cette année est : « Comment nous vous aidons ».

Chaque famille recevra un exemplaire de ce journal par l’intermédiaire du cartable d’un des enfants de la famille.

Ce Bulletin est également disponible en téléchargement sur le  site internet www.apel75.com et sur la page Facebook  www.facebook.com/APELdeParis